Recip-e : La Prescription Médicale Électronique (PME) se rapproche petit à petit
Pour le médecin qui prescrit
Pour le pharmacien qui délivre le médicament
Pour le patient

 

Recip-e : La Prescription Médicale Électronique (PME) se rapproche petit à petit

En 2009, le projet pilote Recip-e a été lancé. Après une longue étude préliminaire, les premiers essais dans Recip-e se déroulent pour le moment avec des cas purement fictifs. Ensuite, le projet continuera à être testé en pratique, avec comme but, de préparer ensuite, un déploiement national. Le feed-back découlant de ceci mènera à la première version complètement opérationnelle de Recip-e. La phase de test “sur le terrain” avec cette version complète du pilote de Recip-e est planifiée pour fin 2011. Au cours de cette période d’essai final, toutes les données nécessaires seront mesurées et traitées pour aboutir au déploiement national.

 

L’ordonnance médicale électronique en pratique
Pour le médecin qui prescrit :

Lorsqu’un médecin prescripteur démarre son ordinateur et son système de dossiers médicaux, il insère son e-ID dans le lecteur de carte et introduit son code PIN. Il ouvre de ce fait une session de communication qui lui offre une connexion sécurisée avec la plate-forme eHealth. Une fois la session commencée, la carte e-ID peut être enlevée. La session pour les prescripteurs est valide pour une période de 4 heures. Il existe une procédure si le médecin ne dispose pas d’e-ID.

Pour établir une ordonnance, le médecin ou le dentiste utilise le module de prescription de son logiciel. Le patient est identifié à l’aide de son numéro NISS.

Le module de prescription permet de prescrire n’importe quelle médication et autres produits pharmaceutiques qui sont connus en Belgique, mais en plus, les prescriptions magistrales et tous les autres éléments peuvent être ajoutés sous forme d’un texte libre. Les instructions nécessaires ainsi que la posologie et autres instructions sont enregistrées sous forme codée.

Dès que la prescription contient tous les items voulus, elle est transmise vers Recip-e en appuyant sur un bouton. Les prescriptions sont stockées à clé sur le serveur Recip-e,  tandis que les clés d’accès pour décrypter celles-ci sont conservées sur la plateforme eHealth. Ni la plateforme eHealth, ni Recip-e ne peuvent voir le contenu des prescriptions.

Le serveur Recip-e répond (endéans la seconde) avec un identifiant unique (appelé Recip ID ou RID). La prescription est imprimée au format reconnu ; on remarquera seulement, en plus, le code barre avec le numéro RID unique. La prescription sous forme papier avec le code barre sera donnée au patient, qui peut remettre sa prescription dans une pharmacie qu’il choisira tout à fait librement.

Au cours de la phase d’introduction, la prescription sous forme papier restera, pendant un certain temps, le document juridiquement valable. Dès que l’utilisation du système sera suffisamment étendue, le document électronique pourra (légalement) devenir la prescription légale et le document imprimé servira de soutien à la mémoire pour le patient, qui peut toujours savoir ce qui est prescrit.

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Pour le pharmacien qui délivre le médicament :

Le pharmacien allume son système d’ordinateur et lance également une session de communication avec la plate-forme eHealth en introduisant son e-ID avec le code PIN. Cette session restera valable pendant 12 heures. Quand un patient présente une ordonnance pourvue d’un RID (code-barre en haut), le pharmacien va scanner ce RID avec un lecteur code-barre. Son logiciel envoie une requête via la connexion eHealth à la base de données Recip-e, reçoit la prescription et l’affiche à l’écran.

Si la prescription contient un item remboursable – ou à enregistrer – une fenêtre s’ouvrira automatiquement contenant l’assurabilité du patient concerné. Cela est possible parce que le système Recip-e fonctionne en parfaite harmonie avec la plateforme MyCareNet des mutuelles, qui communique en ligne l’assurabilité des patients.

Provisoirement, la règle actuelle reste maintenue : dès que le pharmacien délivre un item de la prescription, celle-ci reste dans la pharmacie. En cas de besoin – comme aujourd’hui – la livraison d’autres items de l’ordonnance, dans la même pharmacie, pourra être reportée à une date ultérieure. La suite de la procédure se fait entièrement selon les modalités du logiciel pharmaceutique. De même, par exemple, la manipulation de livraisons différées, …

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Pour le patient :

Une application Web est prévue via laquelle le patient accède à ses propres prescriptions. Les patients peuvent par l’intermédiaire du portail Web consulter les prescriptions non réclamées, les remettre au pharmacien de leur choix pour obtenir les médicaments, déclarer par prescription qu’ils ne souhaitent pas qu’un feed-back soit transmis au prescripteur et s’ils le souhaitent vraiment, les enlever du système.

 

Source : Communiqué de Presse RECIP-E – 09 mai 2011

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