L’annonce de la disparition prochaine, sur le marché belge, de la seule spécialité à base de warfarine a déjà fait réagir de nombreux médecins et pharmaciens. Comme l’indiquait vendredi le CBIP dans sa rubrique “Bon à savoir”, la substitution par le médecin de la warfarine par l’un des autres antagonistes de la vitamine K n’est pas simple.

Afin d’éviter tout scénario catastrophe, des solutions sont actuellement à l’étude entre les autorités compétentes (AFMPS et INAMI) et la société concernée (Thérabel). D’après les informations dont nous disposons pour l’instant, ces solutions devraient permettre de garantir la disponibilité de la warfarine au-delà du 1er mars.

Position de l’APB

Il est essentiel que le fabricant et les autorités compétentes parviennent rapidement à trouver une solution permettant de garantir la disponibilité de la warfarine pour les patients qui en ont besoin. Dans de nombreux cas, il s’agit de patients âgés, pour lesquels un switch vers d’autres antagonistes de la vitamine K comporte des risques et exige un suivi très régulier. Quant au switch vers un AOD, il ne se justifie pas d’un point de vue pharmaco-économique et est même exclu dans certaines indications. Selon les guidelines EBM actuels, la warfarine reste le médicament de 1er choix notamment pour la fibrillation auriculaire. L’APB n’est évidemment pas la seule à défendre cette position. Différentes instances scientifiques du monde médical, telles que le CBIP ou des syndicats médicaux, estiment également que l’importance sociétale de ce médicament doit primer!

 

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de tout nouveau développement dans ce dossier.

(source APB)